Qu’il s’agisse d’un modèle rare en France ou d’un véhicule moins onéreux dans un autre pays, les raisons d’acquérir une automobile à l’étranger sont nombreuses. Cependant, avant de faire venir votre voiture de rêve, soyez vigilant. Les embûches sont multiples et pourraient transformer votre projet en véritable cauchemar. Quels sont les écueils les plus fréquents ? Comment s’assurer de pouvoir immatriculer le véhicule en France ? Nous avons interrogé des spécialistes de l’importation automobile pour obtenir des réponses.
Priorité: Obtenir le certificat de conformité
Avant d’engager des frais et de vous déplacer, demandez au vendeur le numéro de série VIN du véhicule convoité. Il est crucial de vérifier que vous pourrez obtenir un certificat de conformité une fois le véhicule rapatrié en France. Des sites comme eurococ.eu vous permettent de le vérifier avant l’achat.
Véhicules UE ne veut pas dire systématiquement éligibles à l’immatriculation en France
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas parce qu’un véhicule est immatriculé en Allemagne, en Belgique ou en Espagne qu’il pourra automatiquement être immatriculé en France.
En plus des frais liés aux démarches, il faudra prévoir le coût des éventuelles modifications à apporter au véhicule.
Ne jamais acheter un véhicule sans l’avoir vu
L’achat à distance est une pratique courante, surtout pour les véhicules en provenance des États-Unis. Souvent, un acheteur tombe sous le charme d’un modèle vu en ligne. La voiture paraît en parfait état, mais l’acquéreur potentiel n’a ni le temps, ni les ressources pour se déplacer et l’inspecter. Il finit par acheter le véhicule américain sans l’avoir examiné personnellement. Cette approche comporte de nombreux risques, et il est crucial de savoir qu’une fois le véhicule exporté du pays d’origine, toute possibilité de recours en cas de problème disparaît. C’est un point crucial à considérer avant de s’engager dans une telle transaction.
Vérifier l’historique du véhicule
En France, quand un particulier ou un professionnel veut se débarrasser d’un véhicule douteux, il précise ‘export uniquement’. Les Américains font de même avec nous ! De nombreux véhicules vendus chez nous ont été gravement accidentés. Ces ‘salvage cars’ sont fréquentes en France. On peut commencer par vérifier le Carfax, un document qui détaille certains aspects de l’historique du véhicule. Aux USA ou au Canada, le contrôle technique n’est pas toujours obligatoire, ce qui augmente encore le risque de surprises.
Éviter les véhicules étrangers vendus en France sans immatriculation
Face à ces difficultés, on pourrait être tenté d’acheter en France un véhicule américain déjà sur notre territoire. Mais attention, le risque persiste : Chaque semaine, des gens se plaignent de savoir comment immatriculer un véhicule américain acheté sur un site d’annonces français. Si le véhicule a été déclaré accidenté aux États-Unis, vous ne pourrez pas l’immatriculer directement en France. Qu’il s’agisse de ce type de problème, d’un souci de douane ou d’homologation, un véhicule vendu en France avec une annonce du type : ‘j’ai tous les papiers mais je n’ai pas eu le temps de faire l’immatriculation’ est à éviter absolument. Si le vendeur n’a pas fait les démarches, c’est qu’il y a une raison. Et c’est une mauvaise raison !
Faire appel aux professionnels de l’homologation
Que le véhicule provienne de l’Union Européenne ou non, l’immatriculation en France peut s’avérer complexe.
Il sera toujours plus simple et moins stressant de s’adresser à un professionnel de l’homologation. Il s’occupera de toutes les démarches nécessaires et vous serez certain d’obtenir votre certificat d’immatriculation. Cela a évidemment un coût, mais qui est justifié. On peut dépenser 4 400€ pour homologuer faire pick-up récent. Un coût à prendre en compte lors de l’achat.


